Campagne de financement : Pour une maison de la grève illimitée !

2010 : maison de la grève sauvage
2011-2019 : maison de la grève reconductible
2020 - ... : maison de la grève illimitée !

Acheter la maison de la grève

Cela fera bientôt 8 ans que les locaux du 37 rue Legraverend sont loués pour accueillir les activités de la maison de la grève. L’idée de pérenniser le lieu en sautant le pas de l’achat est dans les têtes depuis quelques années, et a pris récemment une tournure très concrète : l’actuel propriétaire est désormais disposé à vendre.

Nous sommes convaincus que cette idée est bonne.

D’abord parce que nous pensons qu’un local comme la maison de la grève reste et restera nécessaire dans une ville comme Rennes. Pour les rencontres qu’il permet, pour le support matériel à diverses initiatives et collectifs, pour la continuité entre les temps d’agitation, pour la petite porte qu’il ouvre sur d’autres vies.

Ensuite parce que cette question des lieux dépasse largement la ville de Rennes. De plus en plus d’espaces sont investis dans la durée, sous différentes formes, pour se faire les relais des luttes en cours et constituer des bases pérennes de fonctionnement collectif déprises autant que possible des logiques économiques. Nous tissons déjà des liens d’affinité avec quelques-uns de ces lieux, en particulier avec ce qui perdure de la zad de Notre-Dame-des-landes, et nous sommes persuadés que ce maillage est appelé à s’étendre et se densifier.
C’est dans cette perspective que nous voulons rejoindre l’initiative de création d’un fond de dotation à l’échelle nationale. Cette structure juridique aura pour vocation de soustraire des biens immobiliers à la spéculation en les mettant à disposition de projets collectifs, et d’assurer ainsi leur usage "commun" sur du long terme. L’achat de la maison de la grève sera donc l’occasion d’expérimenter cette forme de propriété collective : c’est le fond de dotation qui en sera propriétaire, le collectif qui anime le lieu n’en sera que locataire, mais avec un bail pérenne, gratuit ou peu onéreux, et il participera au fonctionnement du fond de dotation. Si ce collectif décide dans les années à venir de passer la main, d’autres groupes dans le même état d’esprit pourront alors reprendre le lieu sans avoir à repasser par un achat.

Enfin parce que nous avons des projets pour le vieux "fournil de Chézy" et ses murs défraîchis et biscornus. De la lumière, plus d’espace, un abord plus accueillant, de nouveaux usages. C’est, aussi, qu’on s’attache à la rue Legraverend, rue de la lose qui n’intéresse pas - encore - promoteurs et commerces branchés. Nous installer là durablement constitue d’ailleurs une contribution à la lutte contre la "reconquête" du centre-ville par l’actuelle municipalité et les suivantes...
Les lieux sont faits pour nous, donc, et ils ont le mérite rare d’être à la portée de notre bourse. Enfin, de la vôtre !

Car évidemment nous ne disposons pas des 200 000 € qu’on estime devoir provisionner en vue de l’achat et du minimum de travaux nécessaires à court terme pour maintenir l’édifice en état. Nous croyons en la possibilité d’une levée de fond ambitieuse. Nous croyons qu’il y a autour de nous, plus ou moins proche, assez de personnes sensibles à cette nécessité : doter les luttes de lieux pérennes. 100 personnes donnant 1000 € et 1000 personnes donnant 100 €, et le tour est joué. Précision utile : 66% des dons sont déduits des impôts, pour ceux qui en payent - et si ce genre d’optimisation fiscale vous fais vous sentir un peu Balkany, dites-vous que c’est toujours ça de moins qui ira au budget grenades lacrymogènes et LBD40...
Nous prévoyons de lancer officiellement cette levée de fond à l’automne 2019, à compter du 1er octobre. D’ici là nous allons prendre le temps d’informer et de construire notre campagne de financement, en comptant sur vous pour relayer largement et être prêt à contribuer le moment venu.

Autrement dit, on ne vous lâchera pas dans les mois qui viennent avec cette histoire d’achat tant qu’on n’aura pas récupéré une partie conséquente de vos bas de laine, de ceux de votre famille et de ceux de vos proches. Ceci étant dit, si quelqu’un dispose d’une certaine maîtrise dans la conduite d’engins de chantier et d’une équipe deter’, la question pourrait se régler de manière plus audacieuse et plus rapide :